CHRISTIAN MARANDA

CAPITAINE (ret)


Christian a servi à titre de fantassin et d’officier d’infanterie au sein du Royal 22e régiment. Lors de sa première mission en Afghanistan, il faisait partie d’un groupement tactique ayant pour mandat de perturber l’action des insurgés qui opéraient dans la province de Kandahar. En août 2009, alors que ses soldats et lui tentaient de désamorcer un engin explosif improvisé durant une opération de routine, il fut grièvement blessé lors d’une explosion qui emporta deux de ses frères d’armes. Après avoir été rapatrié au pays, Christian a dû passer 30 mois en réadaptation pour réapprendre à parler, à marcher et à écrire, en plus de devoir composer avec les symptômes d’un trouble de stress post-traumatique. Il a été libéré des Forces en 2016 après 17 ans de service. 

Photo: Archives personnelles Christian Maranda

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Photo: Archives personnelles Christian Maranda

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« Le cycle du deuil 

est long et difficile.


C’est une chose d’être blessé. On doit faire le deuil de nos capacités physiques. Mais quand on apprend qu’on va être libéré, on a un autre deuil à faire: celui de ne plus être soldat.


Quand ton bras est cassé, le corps le répare par lui-même. On lui laisse du temps. Les os vont se ressouder et les chairs vont se refaire. Quand c’est ton cerveau, la réadaptation est beaucoup plus complexe, longue et jamais terminée. Mon état physique actuel, je l’ai accepté. C’est mon quotidien. C’est normal pour moi d’avoir mal, d’avoir des difficultés à faire certaines choses. Mon nouveau visage, c’est le mien. Je ne me rappelle pas de mon visage d’avant. Par contre, au niveau psychologique, c’est différent.


C’est difficile de changer et d’accepter qui on est maintenant, sans s’appuyer sur des images qui datent d’une autre époque. Est-ce que la guérison totale est possible? Je dois accepter mes handicaps mentaux et vivre avec sans me comparer avec ce que j’étais avant. Et ça, c’est un combat de longue haleine.


Je sais ce que c’est mourir. J’ai une deuxième chance à la vie. Je veux qu’elle ait un impact. Ultimement, ce que je me souhaite, c’est d’être bien avec moi-même. »

Photo: Archives personnelles Christian Maranda

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