DENIS PERRIER

CAPORAL (ret)


Après un premier déploiement à Chypre, Denis a servi comme fantassin dans l’infanterie et le groupement tactique du Royal 22e régiment durant la guerre de Bosnie. Il conserve de sombres souvenirs de cette mission, durant laquelle il a perdu un frère d’armes. Lors d’une patrouille, ce dernier a été kidnappé par des Serbes armés et a subi un viol collectif. Suite à ce trauma, il s’est enlevé la vie. À une époque où peu de services d’aide psychologique étaient offerts aux militaires, Denis a développé un état de stress post-traumatique et a souffert d’une dépression majeure. Il a été libéré des Forces en 2016 après plus de 28 ans de service.

Photo: Archives personnelles Denis Perrier

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Photo: Archives personnelles Denis Perrier

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« J’ai l’armée tatouée sur le coeur.


J’ai tellement pleuré après ma libération. Je suis retombé dans un état dépressif. J’avais des idées noires. J’étais confronté à un profond sentiment d’injustice.


Aujourd’hui, je me suis donné comme mission d’aider les vétérans. Je demeure très impliqué au sein de mon unité, même si je n’en fais plus partie. C’est ma façon de m’en sortir. Je dois apprendre à accepter. »

Photo: Archives personnelles Denis Perrier

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