MATHIEU BUSSIÈRES

SERGENT (ret)


Mathieu a servi comme sergent d’artillerie au sein du 5e Régiment d'artillerie légère du Canada. Il a participé à deux missions en Afghanistan, en appui aux bataillons du Royal 22e régiment. Aux prises avec plusieurs symptômes de détresse psychologique altérant son fonctionnement, il est sorti volontairement des Forces en 2013 après 11 ans de service. Il a été suivi pendant un an à la clinique pour les traumatismes liés au stress opérationnel de Québec, où il a finalement reçu un diagnostic d’état de stress post-traumatique. 

Photo: Archives personnelles Mathieu Bussières

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Photo: Archives personnelles Mathieu Bussières

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« Ce qui me manque dans la vie civile, 

c’est l’esprit de corps.


C’est très solitaire. Tu te rends compte que tu es seul à tout faire. Il n’y a personne autour de toi qui va t’aider ou te motiver. Tu n’as pas d’amis ou une gang de chums qui sont là pour te pousser. Ce côté-là de la vie civile est très difficile pour moi.


En entrant dans les Forces, on est beaucoup entraîné à être supérieur à la moyenne des gens sur le plan physique et mental. On est surentraîné à penser qu’on est des rough and tough, qu’on va passer à travers tout. On est toujours poussé au bout de nous-même, dans les sports, dans les cours, en mission. On en vient à se croire invincible.


En sortant, ça frappe. La fierté en prend un coup. L’estime de soi et la confiance sont beaucoup affectées. Ça m’a changé. Ça m’a fait comprendre beaucoup de choses. J’ai pris conscience que tout le monde peut tomber un jour, mais aussi que tout le monde peut se relever. »

Photo: Archives personnelles Mathieu Bussières

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Photo: Archives personnelles Mathieu Bussières

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Photo: Archives personnelles Mathieu Bussières

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